« Au-delà des Hassan ben Ali, en suivant vers le sud la route du Sahra, on rencontre les Abid ; ils habitent un pays très riche, qui est à lui seul la partie la plus notable des domaines du beylik. C’est sur le territoire des Abid, dans la plaine de Berrouaghia, à environ six lieues de Médéa, que Djaffar, un des derniers beys de la province, bâtie une ferme, pour lui servir de haras. Cette plaine prend son nom de la quantité innombrable de petites fleurs appelées en arabes berouak (espèce de jonquille) qui la couvrent. Une belle fontaine entretient dans cet endroit des prairies abondantes ; à quelques lieues vers le nord-est on trouve une source d’eaux thermales très-remarquables. Après cette tribu, en appuyant un peu vers l’est sont établis les Douaïr dont le pays est également fertile, et qui, avec les Abid, constituent le makhzen des beys. Sous la domination turque, ils pouvaient mettre à cheval environ 1200 cavaliers… »
Extrait de la « NOTICE SUR L’ANCIENNE PROVINCE DE TITTERI » par URBAIN, 1843.
On lisant cette notice, il y a deux points à relever :
1) Si Djaffar, l’un des derniers beys du Titteri, avait construit une ferme à Berrouaghia; cela implique-t-il que c’est pour cette raison que les descendants du bey soient installés ici, plutôt qu’à Médéa ?
2) Ou était exactement située cette fameuse fontaine de Berrouaghia ?
A bientôt.
Hab le hibou