« Au-delà des Hassan ben Ali, en suivant vers le sud la route du Sahra, on rencontre les Abid ; ils habitent un pays très riche, qui est à lui seul la partie la plus notable des domaines du beylik. C’est sur le territoire des Abid, dans la plaine de Berrouaghia, à environ six lieues de Médéa, que Djaffar, un des derniers beys de la province, bâtie une ferme, pour lui servir de haras. Cette plaine prend son nom de la quantité innombrable de petites fleurs appelées en arabes berouak (espèce de jonquille) qui la couvrent. Une belle fontaine entretient dans cet endroit des prairies abondantes ; à quelques lieues vers le nord-est on trouve une source d’eaux thermales très-remarquables. Après cette tribu, en appuyant un peu vers l’est sont établis les Douaïr dont le pays est également fertile, et qui, avec les Abid, constituent le makhzen des beys. Sous la domination turque, ils pouvaient mettre à cheval environ 1200 cavaliers… »
Extrait de la « NOTICE SUR L’ANCIENNE PROVINCE DE TITTERI » par URBAIN, 1843.
On lisant cette notice, il y a deux points à relever :
1) Si Djaffar, l’un des derniers beys du Titteri, avait construit une ferme à Berrouaghia; cela implique-t-il que c’est pour cette raison que les descendants du bey soient installés ici, plutôt qu’à Médéa ?
2) Ou était exactement située cette fameuse fontaine de Berrouaghia ?
A bientôt.
Hab le hibou
On fouinant, j’ai trouvé une CPA de Berrouaghia, représentant l’intérieur d’un Café Maure, sans doute au début du 20e Siècle. Ou se situait le Café Maure ? Je ne sais pas.
Ce que je constate c’est qu’il est richement décoré, et très fréquenté. Il y a des miroirs des lustres, des photos en cadres, etc.
Il me semble, même, qu’il y a des européens par mis les clients ; donc c’était peut être l’unique café, où un café très important.
L’intitulé de la carte postale est : « 21. BERROUAGHIA – Le Grand Café Maure »
A bientôt.
Hab le hibou
Dans son document du centenaire de Berrouaghia, M.P.Boyer conservateur régional des archives d’Alger, écrit ceci sur les premiers colons.
« Vingt-neuf colons et leurs familles se présentèrent peu après (1860). Leurs débuts furent très pénibles : manque d’eau, fièvres, rigueurs d’un hiver fort différent de celui des plaines côtières. Un de ces pionniers : le Capitaine en retraite PONS, qui planta le premier vignoble de Berrouaghia, pouvait écrire en 1865 : « le village de Berrouaghia…a été sans prospérité pendant les trois premières années qui ont suivi sa création. L’insalubrité, le manque de ressources ont d’abord détourné notre confiance. Mais, revenus de cette erreur, deux années ont suffi pour réparer le temps perdu. Plus de quarante maisons ou fermes, habitées par autant de familles, ont été construites. »
…
Des colons du début, certains avaient réussi, d’autre avaient abandonné la culture. Mais on trouvait toujours les noms des premières familles : DESPEAUX, DURAND, SOST, LESTRADE, GASSIN, SICARD, STIERLIN, TESTE, GEAUD, FERRAFIAT, FOUCQUETEAU, SEPTANIL, etc.
… En 1887 Berrouaghia comptait 1043 habitants, dont 600 européens et 443 musulmans. »
A bientôt.
Hab le hibou
Le village de Berrouaghia fut érigé en commune de plein exercice le 10 février 1869. Elle dépendait d’abord de la Commune Mixte de Ben Chicao.
Elle faisait partie du Département d’Alger, Arrondissement d’Alger., Jusqu’au 28 juin 1956, date à laquelle fut créé le Département du Titteri.
Berrouaghia, faisait ainsi partie du Titteri, dans l’arrondissement de Médéa. Elle avait une superficie de 253, 39 km 2.
Le découpage de 1974
Par l’ordonnance 74-69 du 02 juillet 1974, la Wilaya de MÉDÉA fut consacrée, par mis les 31 autres.
Le Chef Lieu de cette Wilaya est bien sûr Médéa, gouvernée cette fois-ci par un Wali.
Les Arrondissements furent remplacés par des Daïras, sous l’autorité des Chefs de Daïra et non comme auparavant sous celles des Sous-Préfets.
BERROUAGHIA fut consacrée à son tour siège de Daïra, comprenant les communes suivantes:
Berrouaghia,
Zoubiria, (ex-Brazza)
Rebaia,
El Omaria. (Ex -Champlain)
Le découpage de 1990
Les lois 90-08 et 90-09 du 07 avril 1990, modifièrent le découpage administratif du Pays.
Quarante-huit (48) Wilayas au lieu de 31, furent régies.
Le découpage de la Daïra, ainsi que celui de la commune de Berrouaghia, furent également modifiées.
Par mis les modifications locales; la Daïra de Berrouaghia compte désormais, les communes:
De Berrouaghia,
De Rebaïa,
Et de Ouled Daïd.
A bientôt.
Hab le hibou
Longtemps appelé « TABEG EL KELB » (le Bras du Chien) , ce vieux quartier arabe de Berrouaghia pris le surnom de DRAA ESBITAR (Le Bras de l’hôpital) à la construction de l’ hôpital du village; Vers les années 30/35.
Cette autre colline, après s’être vu consacrée aux vignobles, voit fleurir des HOUACHES du style local, à la suite des ventes de parcelles par les colons. Période dite de « Reflux » durant les années 1920/1925. Abandon des campagnes, ventes des terres aux profits des Algériens et installations en villes des colons. .
A la suite de quoi un quartier s’y créa.
A bientôt.
Hab le hibou